Assurance-vie: l'attrait du Luxembourg
Le succès des contrats luxembourgeois ne se dément pas. Ces produits, distribués légalement en France, étaient revenus sur le devant de la scène après la crise de 2008. Pour les épargnants fortunés inquiets des conséquences pour les assureurs français, les protections offertes aux souscripteurs par le Grand-Duché étaient séduisantes. « Les actifs qu'ils placent dans ces contrats ne font pas partie du bilan de la compagnie, comme en France, et sont déposés auprès d'un organisme distinct de l'assureur », résume Oliver Grenon-Andrieu, le président d'Equance. De plus, en cas de faillite de l'assureur, « les clients sont considérés comme des créanciers de premier rang, remboursés en priorité », rappelle Sébastien Veynand, directeur général de Generali Luxembourg.
Pour mémoire, il n'y a pas d'avantage fiscal pour un Français à souscrire une assurance-vie luxembourgeoise car c'est la fiscalité française qui s'applique (NDLR : sauf si l'on projette une expatriation). Pour les clients aisés qui les choisissent (le ticket d'entrée est en général d'au moins 250.000 euros), l'attrait des contrats luxembourgeois résiderait surtout dans leur gestion financière.



