Epargne : les Français ne jurent que par l'immobilier
Conservateurs et prudents en matière d'épargne, les Français accordent à l'immobilier la part la plus élevée au monde, révèle une étude de Legg Mason menée dans 17 pays. Cette tendance devrait perdurer.
Une prudence de sioux et une pierre dans le ventre. D'après la cinquième édition de la « Global Investment Survey », une étude de la société de gestion d'actifs américaine Legg Mason, menée auprès de 17 pays dans le monde (*) et publiée mardi 30 mai 2017, les Français ne dérogent pas à leur réputation. Ainsi, quand ils investissent, ces « champions de l'épargne », toujours conservateurs et allergiques au risque, privilégient, sans surprise, les liquidités et l'immobilier, qui représentent chacun pas moins de 26 % de leurs allocations. Plus étonnant, met en lumière l'enquête, la part d'investissements immobiliers des Français est la plus élevée au monde, bien au-dessus de la moyenne globale (13 %), européenne (15 %) et asiatique (9 %). Par comparaison, sur le même critère, les Espagnols obtiennent un score de 15 %, les Allemands et les Italiens de 14 % et les Britanniques de 13 %.
« Les Français ont toujours considéré qu'investir dans l'immobilier constituait un objectif prioritaire », explique Vincent Passa, directeur de Legg Mason France, dans un communiqué. « Près d'un quart d'entre eux (23 %) estime qu'investir dans l'immobilier est le meilleur choix d'investissement qu'ils ont fait au cours des dix dernières années, ce chiffre étant le plus élevé en Europe. Mais cette tendance repose aussi sur le fait que l'immobilier est souvent perçu comme une valeur refuge dans des temps incertains : un fort appétit pour l'immobilier correspond à une forte aversion au risque.



