Epargne salariale : le bilan 2021 et perspectives 2022

L’année dernière a progressivement vu revenir au bureau les salariés et les différentes fonctions RH, éprouvés par plusieurs trimestres d’une crise difficile à appréhender.

La fin de cette période où l’incertitude n’avait pas empêché les entreprises d’avancer dans leurs réflexions autour de l’évolution de leurs régimes d’épargne - mais qui en avait généralement bloqué la mise en œuvre - a entraîné un fort regain d’activité en 2021.

Par ailleurs, la nécessité de faire évoluer les packages de rémunération en dépit des contraintes budgétaires imposées par la crise a eu un effet bénéfique sur l’intérêt porté aux dispositifs d’épargne salariale et d’épargne retraite, moins coûteux que des augmentations générales.
 

« Cette année a été la véritable année du lancement de la loi Pacte. Celle où les entreprises ont mis en œuvre le fruit d’un ou deux ans de réflexion autour de l’évolution potentielle de leurs régimes d’épargne entreprise. Augmentation du nombre de mises en place, augmentation du nombre de plans transformés en leurs « versions Pacte », ou encore augmentation de la collecte sur les différents plans, tout indique que le changement est enfin amorcé », commente Benjamin Sanson, Responsable Conseil Épargne Retraite et Épargne Salariale chez Mercer France.

La gestion financière de ces régimes est toutefois un sujet complexe et encore peu suivi par les entreprises dans le temps. Les solutions d’investissement proposées sont rarement innovantes et de nombreux régimes sont encore majoritairement investis dans des supports aux performances décevantes du fait d’une absence de communication et de revue.

Mercer France a donc fait le choix de lancer ce baromètre annuel pour donner aux entreprises la possibilité de comparer et d’analyser leurs supports de placement chaque année. Nouveauté de cette seconde édition : un focus sur les performances des gestions pilotées, nouvelles gestions financières par défaut des PER Pacte.
 

Principaux enseignements 2021 et perspectives 2022

- Les supports à faible risque (monétaire et obligataire) enregistrent des performances décevantes contrairement aux fonds diversifiés et actions qui surperforment en 2021.

- En moyenne, les résultats en gestion pilotée sont très satisfaisants et confirment le regain de performance lié à l’utilisation de ce type de gestion. La vigilance reste tout de même de mise
compte tenu des forts écarts enregistrés entre gestionnaires.

- En 2021, les profils de gestion pilotée élaborés dans le cadre de plans assurantiels semblent afficher de meilleurs résultats que ceux de leurs homologues bancaires.

- 2022 devrait être le témoin d'une transition écologique et climatique dans les approches d'investissement mais aussi d'une transition des portefeuilles de diversification pour aller
chercher davantage de performance.

 


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