VEFA et retard de livraison

Dans le cadre d’une vente en état de futur d’achèvement (VEFA), l’acquéreur se plaint d’un retard de livraison de l’immeuble. Il agit en justice, sur le fondement de la clause pénale prévue au contrat, pour en demander réparation au promoteur. Mais celui-ci se défend et explique son retard de livraison par les retards de paiement imputables à l’acquéreur, justifiant ainsi la suspension des travaux de construction. Cet argument ne convainc pas les juges qui refusent au promoteur la possibilité d’opposer « l’exception d’inexécution » en dépit des retards de règlement de l’acquéreur, ces retards étant déjà sanctionnés par le biais des pénalités contractuellement prévues. Mais cette décision est censurée par la Cour de cassation. Le fait que les retards de paiement de l’acquéreur soient déjà sanctionnés par l’allocation des pénalités prévues par le contrat n’interdit pas au promoteur de s’en prévaloir pour justifier son propre retard de livraison.


Articles similaires

Derniers articles

Logements vacants : 2026, dernière année avant la taxe unique

Logements vacants : 2026, dernière année avant la taxe unique

01 Sep 2026

La loi de finances pour 2026 fusionne au 1er janvier 2027 les deux taxes existantes en une seule, et ouvre aux communes en zone tendue la possibilité de dou...

SCPI : la collecte revient, mais elle change de camp

SCPI : la collecte revient, mais elle change de camp

01 Sep 2026

2,2 milliards d’euros de collecte nette au premier semestre, selon l’ASPIM. Derrière un chiffre presque stable, l’argent frais se concentre sur une poignée ...

Retraite : ce qui change pour les parents au 1er septembre

Retraite : ce qui change pour les parents au 1er septembre

01 Sep 2026

Deux décrets du 29 juillet s’appliquent aux pensions prenant effet à partir du 1er septembre. Le salaire annuel moyen sera calculé sur vingt-quatre ou vingt...

Catégories