Epargne et taux d’intérêt négatifs : cela ne fonctionne pas !
Une politique de taux d’intérêt négatifs défie non seulement les lois de la gravité économique, mais aussi les lois fondamentales du fonctionnement des sociétés humaines, qui sont plus puissantes encore que les théories économiques. Il faut se souvenir que, tout simplement, le taux d’intérêt mesure la préférence des agents économiques pour le présent plutôt que pour le futur.
Il rémunère certes le risque lié au fait que le futur est incertain, mais même si le futur était connu de façon certaine et était sans risque – la fameuse notion de taux sans risque -, il traduit aussi le fait que le temps a de la valeur. Si l’utilité, au sens micro-économique du terme, des agents économiques (consommateurs/épargnant en particulier) peut se mesurer en terme monétaire, alors, vaut mieux vaut avoir de l’argent aujourd’hui que dans le futur, autrement dit, attendre pour avoir plus d’argent nécessite d’être rémunérer pour cela.
C’est simple, évident, mais extrêmement puissant. Et tant que la vie est finie, tant que l’immortalité n’est qu’un rêve, et donc tant que le temps a une vraie valeur et reste l’unique véritable ressource rare, cela restera puissamment vrai et restera un moteur extraordinaire du développement des sociétés.



