L’attractivité immobilière de Paris en baisse
La capitale allemande est considérée comme moins chère que les autres grandes villes d’outre-Rhin. Ainsi, Munich chute à la 11e place et Hambourg passe de la troisième à la quatrième place du classement. Les capitales du Sud de l’Europe, qui ont été les plus durement touchées par la crise, sont les grandes gagnantes de cette étude. Elles voient leur classement progresser de façon spectaculaire cette année : Madrid gagne ainsi 16 places, Athènes, 23 et Lisbonne comme Amsterdam, 17. Dublin, également en grande difficulté après la crise économique, conserve la deuxième place du classement pour la seconde année consécutive.
La capitale espagnole est depuis peu la cible de nombreux investisseurs étrangers et opportunistes, qui restent toutefois très partagés quant à la solidité et à la durabilité à long terme des perspectives offertes par l’Espagne. La capitale grecque se hisse, quant à elle, à la 5e place (+ 23 places par rapport 2014) en enregistrant la progression la plus spectaculaire de l’année. « Depuis plusieurs années, les investisseurs font part de leur intérêt pour les marchés en difficulté, comme l’Espagne, l’Irlande ou l’Italie. Désormais, c’est au tour de la Grèce de susciter l’attention. L’économie la plus sinistrée d’Europe a beau rester fragile, certains investisseurs intrépides sont bien décidés à profiter des opportunités avant la reprise », précise l’étude.
« Les marchés internationaux de l’immobilier ont renoué avec la confiance au cours des dernières années et l’on observe un mouvement progressif vers une plus grande prise de risque. Face à la cherté et à la raréfaction des actifs "prime", les investisseurs sont à l’affût de nouvelles opportunités dans des villes de moindre importance qui se relèvent tout juste de la crise. Ils se tournent également vers des actifs ou des projets secondaires et des catégories d’immobilier nouvelles ou alternatives » explique Sigrid Duhamel, Président de ULI France et Président de CBRE Global Investors France.



