Lutte contre l’évasion fiscale : l’Europe avance à marche forcée malgré les résistances
Les scandales « LuxLeaks » et « Panama papers » ont beau avoir créé une forte pression politique en Europe pour en finir avec les pratiques d’évasion et d’optimisation fiscales abusives des multinationales, les Etats membres, connus pour leur attitude conciliante à leur égard, ont du mal à accepter de changer leurs pratiques. C’est le cas de la Belgique : elle avait jusqu’au lundi 20 juin minuit pour accepter le compromis auquel le reste des Européens a abouti.
En cause, un projet de directive « anti-évasion fiscale » mis sur la table par la Commission européenne fin janvier, que la présidence néerlandaise de l’Union européenne (UE) veut faire adopter avant la fin de son mandat, le 1er juillet. Vendredi 17 juin, lors d’une réunion des ministres des finances de l’UE, un accord politique a été arraché, mais la Belgique résistait encore, bloquant l’adoption du texte, les sujets fiscaux requérant l’unanimité des Vingt-Huit.



